Le BIO en danger, il semblerait que la fin soit proche !

De plus en plus, nous lisons des articles de presse à ce sujet ou nous voyons à la télévision des reportages avec des titres accrocheurs : « La fin de BIO est proche », « Le BIO est mort », « Le BIO ne se vend plus »,… Certains en viennent même à la conclusion que « l’effet de mode est passé » que cela ne pouvait pas durer !

Un véritable crève cœur pour tous les acteurs de BIO qui continuent à se battre pour construire le monde de demain, plus sain, plus respectueux de l’environnement, plus naturel.

Il ne faut cependant pas se mentir : le secteur connait une crise sans précédent avec un chiffre d’affaire en baisse par rapport aux années précédentes. C’est un coup dur pour celui-ci qui d’habitude connait la croissance.

Mais que se passe-t-il ?

Il est vrai que les années 2020 et 2021 ont été des années exceptionnelles pour les acteurs du BIO. Suite à la crise Covid, la population a marqué un grand intérêt pour les commerces locaux et les produits BIO.

Cependant, le retour à (presque) la normale a changé les nouvelles habitudes de ces consommateurs. Mais ce n’est pas tout, une situation économique délicate diminuant leur pouvoir d’achat pousse ceux-ci à diminuer le budget consacré à l’alimentation.

L’argument le plus souvent avancé pour justifier ce désintérêt pour le BIO ? Cela coûte beaucoup plus cher que les produits vendus dans une grande surface classique.

Certes, les prix sont peut-être plus élevés mais acheter et manger BIO n’est-ce pas également œuvrer pour un commerce plus éthique ? Poser un geste citoyen pour demain ?

Il est triste de constater qu’une réelle offre existe avec des produits meilleurs pour notre santé et pour l’éthique de notre économie mais que ces derniers ne trouvent pas preneurs et finissent à la production de biogaz !

Pourquoi le BIO semble-t-il plus cher ?

C’est simple : les prix sont calculés pour être des prix justes ! C’est-à-dire que le BIO ne presse pas ses producteurs en leur demandant de vendre leurs marchandises à rabais voire à perte. Dans le calcul, tout le monde doit s’y retrouver : l’agriculteur, les ouvriers, les employés des magasins, les magasins et cela sans pour autant répercuter les coûts sur le consommateur en imposant une marge bénéficiaire exorbitante ou démesurée.

Les méthodes de production demandent parfois plus de travail ! Et oui, si le BIO tend à retourner vers des méthodes d’agriculture plus naturelles, il est possible que la nature soit capricieuse et demande plus de patience, plus d’entretien, plus de travail et donc augmente le prix de certains produits.

Les matières premières et produits locaux subissent eux aussi une augmentation des prix, produire la marchandise est donc plus coûteuse aux agriculteurs.

Que faut-il retenir ?

Consommer BIO c’est acheter autrement : de façon plus éthique, plus juste pour les producteurs et surtout de meilleure qualité pour notre santé.

Les temps sont durs pour notre portefeuille, mais les acteurs du BIO ne jettent pas les armes. Non le BIO n’est pas mort ! Il subit simplement le désintérêt de consommateurs qui ont oublié qu’acheter BIO c’est marqué une différence !