Le beau temps et le manque de précipitations favorisent la sécheresse : que faire ?

C’est vrai que l’été, on adore qu’il fasse beau et chaud ! Profiter du soleil, faire des barbecues, se baigner quand c’est possible, être dehors,… C’est le top !

Toutefois, nous avons tendance à oublier que la pluie aussi à son importance et son utilité, surtout pour nos amis agriculteurs, pour qui l’enjeu d’une sécheresse à venir est capital !

A partir de quand considère-t-on qu’il s’agit d’une sécheresse ?

Difficile à dire car il y a plusieurs types de sécheresse :

  • la sécheresse météorologique : c’est le simple déficit de précipitations, constaté par rapport à la moyenne des années précédentes.
  • la sécheresse agricole : « C’est la deuxième phase, les sols en souffrent » et les cultures poussent moins à cause de ce déficit d’eau en surface, et d’une terre trop sèche.
  • la sécheresse hydrologique : « C’est au niveau des nappes phréatiques »: si la sécheresse perdure, elles sont impactées, et l’approvisionnement en eau potable peut être problématique selon certaines régions. Heureusement selon les spécialistes, ce risque est provisoirement écarté grâce aux pluies exceptionnelles de 2021, qui a été à l’inverse une année particulièrement humide, avec les inondations qu’on a connues l’été, mais aussi un hiver particulièrement humide.
  • la sécheresse socio-économique : « C’est quand toute l’économie est perturbée, c’est ce qui est arrivé en 1976« . Même les entreprises avaient alors du mal à fonctionner, par manque d’eau. La protection civile, et les pompiers devaient se déplacer avec les autopompes.

(source : https://www.rtbf.be/article/un-printemps-meteorologique-historiquement-sec-ou-il-pleut-trois-fois-moins-que-la-normale-a-quel-point-faut-il-craindre-cette-secheresse-10990739 )

Tant qu’à présent, aucune mesure n’a été prise par le gouvernement pour limiter nos consommations d’eau. Pourtant nos cours d’eau sont à un niveau très bas et la quantité de précipitations que nous avons eues durant le printemps et cet été n’est pas suffisante pour nous garantir qu’il n’y aura pas de sécheresse dans les semaines à venir, comme c’est déjà le cas en France ou en Italie.

Mais alors, que pouvons-nous faire pour limiter nos consommations en eau et aider nos agriculteurs ?

La première chose est de consommer avec éco-conscience ! C’est-à-dire être vigilants aux produits que nous consommons, sont-ils de saison ? Sont-ils locaux ? Connaissons-nous l’agriculteur et sa façon de produire ? Le fait-il de façon respectueuse de l’environnement en limitant les abus ? Met-il des procédés de récupération d’eau de pluie ?

De notre côté, limitons nos consommations : laissons jaunir nos jardins, récupérons l’eau de pluie quand c’est possible, trouvons des méthodes alternatives pour limiter l’arrosage du potager (paillage, binage,…), ombrer les cultures quand c’est possible, favoriser l’arrosage goutte à goutte ou avec de jarres en terre cuite.

Coupons notre robinet quand c’est possible : pas la peine de laisser couler l’eau pendant que l’on se brosse les dents ou que l’on se savonne les mains !

Arrêtons ou limitons le lavage de nos véhicules ! Ils peuvent attendre !

Consommons mieux en consommant de façon intelligente et surtout responsable !